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PERDRE UN ENFANT ET MOURIR UN PEU

PERDRE UN ENFANT ET MOURIR UN PEU
L'avenir? On ne me redonnera jamais mon enfant, Qu'est-ce que je pourrais espérer de l'existence



Pour des parents, l'enfant qui meurt emporte avec lui une partie de leur être. La perte les atteint au plus profond de leur chair. C'est comme une amputation. Les témoignages sont autant de cris de l'âme. La vie tout entière semble glisser dans le néant. Survivre devient alors un long cheminement vers une acceptation de l'inacceptable.

La perte de son enfant laisse dans le coeur une déchirure innommable. La souffrance et la profonde tristesse que l'on porte au fond de soi teinte toute l'existence. On peut affirmer que de tous les décès, celui de son propre enfant est le plus difficile à accepter. La situation est contre nature. L'enfant vient au monde pour vivre et grandir, il ne doit pas mourir. Quand une vie issue de soi et porteuse des plus beaux espoirs s'arrête, les mots manquent pour dire sa souffrance. Malgré leur désarroi, nos parents vivent dans l'espoir de punitions légitimes. Il ne pourront jamais témoigner de cette perte immense, étant incapables de donner une voix à leur chagrin.

Un souvenir toujours présent, le mot peine n'est pas assez fort pour exprimer ce que nous avons ressenti, . Nous avons pleuré, pleuré à en devenir fous. "Pourquoi cette mort brutale?" Malgré le soutien de tous, nous nous en remettrons jamais... Nous garderons au fond de nous le souvenir impérissable de ce fils et frère parti trop tôt.

Un vendredi de décembre dramatique, nous nous sommes fait voler notre fils, notre frère. Pourquoi cela nous est-il arrivé à nous?

# Posté le lundi 30 mars 2009 08:25

Modifié le dimanche 05 avril 2009 04:01

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