La perte de son enfant laisse dans le coeur une déchirure innommable. La souffrance et la profonde tristesse que l'on porte au fond de soi teinte toute l'existence. On peut affirmer que de tous les décès, celui de son propre enfant est le plus difficile à accepter. La situation est contre nature. L'enfant vient au monde pour vivre et grandir, il ne doit pas mourir. Quand une vie issue de soi et porteuse des plus beaux espoirs s'arrête, les mots manquent pour dire sa souffrance. Malgré leur désarroi, nos parents vivent dans l'espoir de punitions légitimes. Il ne pourront jamais témoigner de cette perte immense, étant incapables de donner une voix à leur chagrin.
Un souvenir toujours présent, le mot peine n'est pas assez fort pour exprimer ce que nous avons ressenti, . Nous avons pleuré, pleuré à en devenir fous. "Pourquoi cette mort brutale?" Malgré le soutien de tous, nous nous en remettrons jamais... Nous garderons au fond de nous le souvenir impérissable de ce fils et frère parti trop tôt.
Un vendredi de décembre dramatique, nous nous sommes fait voler notre fils, notre frère. Pourquoi cela nous est-il arrivé à nous?