article en région du 28.11.2008

article en région du 28.11.2008
REPUBLICAIN LORRAIN DU 28.11.2008 -affaire lomoro -Confessions à Folkling

Dernière reconstitution de la semaine, hier à Folkling, dans l'affaire Lomoro. L'épouse meurtrière de Raphaël Lomoro et sa fille ont reproduit les gestes qu'elles avaient accomplis le 15 décembre 2006, spontanément et sans hésitation.
De 14 h à 18 h, hier, les frères et sours de Raphaël Lomoro ont longuement patienté dans l'air glacial, se remémorant le souvenir de la victime, sa disparition brutale. Le dernier retour dans la maison familiale de Folkling, comme ce fut le cas, en ce 27 novembre, de Simone Glapa. Transport de justice rue des Prés pour une ultime reconstitution.
Après celle de mardi, il s'agissait cette fois pour le juge d'instruction et les avocats de suivre le terme de cette journée du 15 décembre 2006. En cette fin de matinée d'hiver, Raphaël Lomoro a été exécuté par sa femme Simone, sous les yeux de sa fille, alors âgée de 17 ans. Dans sa voiture, sur une aire d'autoroute près de Paris, une balle lui a transpercé le crâne. L'ancien mineur revenait de Madagascar. Il ne reverra pas la Lorraine.
A-t-elle agi seule ?
Son ouvre achevée, Simone Glapa reprendra la route de l'Est. Que s'est-il passé ensuite ? Elle a reproduit minutieusement, hier après-midi, les gestes qu'elle a accompli en arrivant à Folkling. Chacun a voulu contrôler, entre autres, si une femme décrite comme frêle pouvait décharger une masse inerte de 80 kg. Simone Glapa s'est expliquée, spontanément, sans retenue, corroborant ses confidences aux enquêteurs.
A la nuit tombée, elle a conduit sa voiture dans le jardin, l'a placée perpendiculairement à la pente, de manière à faire glisser le corps de son époux sur le sol. Hier, elle a peiné à extraire un mannequin de 80 kg de l'habitacle, mais y est parvenue, levant le doute sur sa seule implication à ce stade. Car la partie civile continue à douter qu'elle ait pu agir sans complicité, malgré ses aveux, malgré les investigations vaines des gendarmes. Selon Me Martial Gagneux, qui défend les intérêts de la fratrie Lomoro, le soupçon plane : «Aux yeux des parties civiles, la reconstitution semble confirmer l'impossibilité qu'elle ait agi sans aide.»
Si Simone Glapa a bel et bien pu faire disparaître seule son époux dans les flammes, une incertitude demeurerait, en effet, sur sa capacité à le tuer elle-même. Mise en présence de deux armes à feu, celle-ci aurait, semble-t-il, révélé ne pas savoir manipuler une arme. Une déclaration qui ne prouve rien, selon Me Dominique Rondu. Pour lui, sa cliente, sans être une experte du maniement d'armes, a très bien su appuyer sur la détente.
Sans aucune preuve matérielle et sur la seule foi des aveux de Simone Glapa, la justice va maintenant devoir se forger une opinion. Prochain acte de procédure, une commission rogatoire internationale va être délivrée pour vérifier si, tel qu'il a été prétendu par Simone Glapa pour justifier en partie son geste, Raphaël Lomoro s'était bien construit une deuxième famille à Madagascar.
Thierry FEDRIGO. Publié le 28/11/2008
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# Posté le dimanche 14 décembre 2008 05:11

article 1ère page du 28.11.2008

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# Posté le dimanche 14 décembre 2008 05:10

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 06:24

article du 27.11.2008

article du 27.11.2008

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 05:09

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 06:24

article du 26.11.2008

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# Posté le dimanche 14 décembre 2008 05:08

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 06:23

article du 25.11.2008

article du 25.11.2008
REPUBLICAIN LORRAIN DU 25.11.2008 -JUSTICE reconstitution à Paris et Folkling
Affaire Lomoro : retour sur les lieux du crime

Le 15 décembre 2006, Raphaël Lomoro était abattu d'une balle par son épouse. Après un an d'instruction, la justice va se rendre aujourd'hui près de Paris sur les lieux de son exécution pour tenter de mieux comprendre le déroulement des événements. Jeudi, acte II, une reconstitution sera organisée à Folkling, dans la maison du disparu.
L'enquête autour de l'assassinat de Raphaël Lomoro reprend de la vigueur en cette dernière semaine de novembre. Coup sur coup, deux reconstitutions ont été ordonnées par le magistrat instructeur en charge de l'affaire, l'une sur une aire d'autoroute près de Paris, aujourd'hui, l'autre à Folkling, jeudi, dans la maison familiale. Ces transports de justice successifs visent à apporter un nouvel éclairage sur les circonstances de la disparition de l'ancien mineur du Bassin houiller reconverti dans la culture de la vanille à Madagascar. Ils sont aussi destinés à mesurer la véracité des déclarations de Simone Glapa (Lomoro), épouse et meurtrière présumée de son mari, qui n'ont pas varié d'un iota depuis ses aveux en novembre 2007.
Dans ses confessions, Simone Glapa s'en est toujours tenue à une seule et unique version. Le 15 décembre 2006, elle se rend à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle avec sa fille de 17 ans pour accueillir son époux Raphaël. De retour de l' île malgache pour les fêtes de Noël, ce dernier est épuisé par le trajet en avion. A peine installé à l'arrière de la voiture qui le ramène chez lui, à Folkling, il s'assoupit. Un peu plus tard, alors que la famille roule vers l'Est, Simone Glapa bifurque sur une aire de repos. Là, elle stationne son véhicule à l'abri des regards, se saisit d'une arme de poing et tire sur son mari endormi. Des mois après, lors de son audition, sa fille décrira une scène «surréaliste ». En attendant, l'une et l'autre nettoient sommairement l'habitacle de la voiture souillé par le sang puis elles repartent vers Folkling après avoir jeté une couverture sur le cadavre.

11 mois plus tard
A leur arrivée au domicile familial, Simone Glava demande à sa fille d'aller s'occuper de ses frères et sours tandis qu'elle monte la voiture dans le jardin, extrait le corps et le traîne au sol avant de le recouvrir de ses effets et de palettes. Elle embrase le monticule et nourrit le feu pendant trois jours. Une fois le cadavre entièrement calciné, les cendres sont ratissées et jetées dans un sac-poubelle. L'été suivant, Simone Glava plante du gazon sur la terre brûlée.
Il faudra près de cinq mois d'enquête pour que l'histoire se révèle enfin au grand jour. Le 14 novembre 2007, Simone Glava passe aux aveux et justifie son geste. Son mobile : la double vie de son époux qui a refondé une famille à Madagascar et la tyrannise.
«Elle soutient toujours cette thèse », affirme Me Dominique Rondu, défenseur de Simone Glava, qui n'attend rien de particulier de la reconstitution d'aujourd'hui si ce n'est de «lever les derniers doutes pouvant subsister sur la manière dont elle a fait feu ». En revanche, le rendez-vous de jeudi à Folkling pourrait permettre de lever des zones d'ombre sur la suite des événements et de répondre à quelques questions : «Comment la voiture a été lavée ? Comment s'est-elle débarrassée du sac-poubelle, de l'arme. ? » Du côté de la partie adverse, les frères et sours de Raphaël Lomoro représentés par Me Gilbert Collard, il s'agira d'en savoir un peu plus sur l'implication de la fille de Simone Glava : «Cette reconstitution va peut-être préciser la distribution des rôles. Il faut arriver devant les jurés sans échappatoire. » Retour sur place.
Thierry FEDRIGO. Publié le 25/11/2008
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# Posté le dimanche 14 décembre 2008 04:53

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 05:14